800 m2 de vente, 20 employés sur place et en dehors, 4 univers représentés, plus de 35.000 références… : le « petit grand magasin » de Beaune donne le tournis. À l’occasion des Fêtes, lumière sur les dessous de toutes ses sélections !
Quand êtes-vous arrivés à l’Athenaeum ?
V. C. : J’ai repris ce concept store en 2012, fort de diverses expériences dans le commerce de détail, autour des vêtements de cuir puis des fleurs, et après un passage dans l’univers du vin, l’une de mes passions.
C. C. : Pour ma part, j’ai rejoint Vincent 4 ans plus tard, d’abord au sein du département jeunesse, puis, à partir de 2020, en tant que Directrice commerciale.
Quels ont été vos principaux chantiers ?
V. C. : Si nos quatre départements actuels – le vin, les arts de la table, la jeunesse et la librairie – existaient déjà, nous avons vite souhaité les faire évoluer. La cave, par exemple, était nettement plus limitée : seules les cuvées de l’ancien propriétaire y figuraient, soit environ 100 références contre 1.000 aujourd’hui.
C. C. : De la même façon, en jeunesse, la mise en place d’une offre de jeux, d’accessoires et autres, sans cesse renouvelée, a été actée ; tandis que nous avons décidé d’ouvrir davantage la librairie à la littérature généraliste, aux beaux-livres…
V. C. : Du coup, en 2019, d’importants travaux ont été lancés pour augmenter ces surfaces de vente et les harmoniser, à coups de mobilier en chêne et en pierre naturelle, histoire de respecter les codes bourguignons.
Ces évolutions ont nécessité un travail de fond sur les sélections…
V. C. : Tout à fait. Et, avec des problématiques différentes. Du côté de la cave, on s’est d’abord concentré sur les appellations de Bourgogne et leurs représentants les plus reconnus. Aujourd’hui, nous sommes, par exemple, le seul caviste de Beaune à avoir des allocations chez Arnoux-Lachaux, Kei Shiogai, Arnaud Ente, Bernard-Bonin, pour n’en citer que quelques-uns. Ensuite, nos équipes sont allées chercher les jeunes vignerons les plus prometteurs de la région – un autre de nos points forts désormais -, avant de s’ouvrir au reste de la France, voire du monde. Les accessoires du vin, eux, c’est tout le contraire : nous avons surtout voulu faire le tri ! Plutôt que de conserver 10 références similaires de 10 marques différentes, il nous a semblé plus judicieux de ne retenir que le meilleur dans chaque typologie de produit.
C. C. : Et ce d’autant plus efficacement que nous avons la possibilité de tester ces objets dans notre vie de tous les jours. Résultat ? Grâce à ce travail de sélection pointue, nous avons pu étoffer le département des arts de la table.
V. C. : Du côté des ouvrages sur le vin maintenant, nous veillons à réunir tout ce qui sort en français et à sélectionner les nouveautés anglaises les plus pertinentes. Sans parler de nos propres éditions. Après « Un vin, une roche » de Pedro Parra, nous avons prévu de rééditer en 2026 quelques classiques publiés jadis par Terre en vue ainsi qu’une biographie du naturaliste et médecin Jules Lavalle, auteur au XIXème siècle d’une première tentative de classement du vignoble bourguignon. De fait, l’Athenaeum est sans doute la bibliothèque sur le vin la plus complète au monde.
Comment s’opèrent concrètement ces sélections ?
V. C. : Compte tenu de notre notoriété, les fabricants, les éditeurs, les agents de vignerons… nous contactent. À cela s’ajoutent les salons, principalement en France, comme Maison & Objet, les Grands Jours de Bourgogne ou Biodyvin, mais aussi en Allemagne, à l’image d’Ambiente.
C. C. : Sans oublier le quotidien ! Au gré d’un voyage ou, par exemple, d’un dîner chez des amis, il peut nous arriver de découvrir tel ou tel produit.
V. C. : Et bien sûr, tout le travail de nos équipes. Au-delà d’une veille permanente via les réseaux sociaux et Internet, elles agissent pour chacun des départements concernés. Les cavistes courent les dégustations aux domaines, nos collaborateurs des arts de la table et de la jeunesse arpentent avec nous certains salons pour partager leurs points de vue et sentir à leur tour les tendances, Anne-Céline Drach et les libraires dévorent les livres des services de presse pour sélectionner leurs coups de cœur…
Quels principes vous guident dans tous ces choix ?
V. C. : Le respect de notre positionnement. Nous sommes un magasin de cadeaux plus sélectif que généraliste, à la clientèle assez large et hétéroclite.
C. C. : Cela implique de la nouveauté – nous essayons d’humer l’air du temps -, mais aussi de la qualité, et ce, dans des gammes de prix assez diverses.
V. C. : En somme, un bon rapport qualité/prix s’impose. Au-delà de ça, nous essayons de privilégier le made in France. Et si la marque ou l’objet visé a une histoire singulière, c’est évidemment un plus.
Et les Fêtes dans tout ça : elles font l’objet d’une sélection particulière ?
V. C. : Noël et le Jour de l’an sont toujours l’occasion pour nous d’élargir notre offre de petits cadeaux.
C. C. : Des objets amusants, à prix très doux, parfaits pour les cadeaux d’assiettes ou ces présents que les enfants offrent à leurs parents. L’Athenaeum reste avant tout un magasin familial !
V. C. : Cette année, pour la première fois, nous proposons aussi toute une gamme de décorations de Noël avec un ton décalé : un boule hot-dog, une autre en forme de poireaux…
C. C. : Et puis, il y a nos fameux papiers-cadeaux. Ils évoluent en fonction des saisons, avant de faire l’objet d’une sélection encore plus pointilleuse pour les Fêtes. Nos clients adorent ces petites attentions. Depuis le début du mois, le papier aux motif écossais et oursons rencontre un vif succès !
